vendredi 14 juin 2019

INFORMATION GÉNÉRALE SUR LE SAINT CORAN

1.1- HISTOIRE DE LA COMPILATION DU QUR’AN 
Sourate 2, Versert 185   "(Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours  duquel le Coran a été descendu
comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement."
1.1.1- La mise du Coran par écrit à l'époque du Prophète Mouhammad
Sur l'ordre du Prophète Mouhammad (         ), les scribes mirent le Coran par écrit sur des lambeaux
de  parchemin,  des  peaux  d'animaux,  des  os  et  des  pierres.  Les  divers  fragments  révélés,  sans  être
assemblés dans un seul livre, furent mis en ordre selon la révélation de Dieu. D'autre part, quelques
compagnons écrivirent pour eux-mêmes des parties et des sourates du coran qu'ils avaient apprises
par cœur du Prophète (         ). 
1.1.2- La mise du Coran par écrit à l'époque de 'Aboû Bakr As-Siddîq (R.A)
Chargé  par  'Aboû  Bakr  As-Siddîq  et  conseillé  par  `Oumar  ibn  Al-Khattâb,  Zayd  ibn  Thâbit
rassembla le Coran en un seul livre. Pour atteindre cet objectif, il se référa aux manuscrits déjà écrits
par les scribes du Prophète (         ).
1.1.3- La mise du Coran par écrit à l'époque de `Outhmân ibn `Affân (R.A)
Le premier manuscrit du Coran assemblé en un seul volume fut écrit conformément à l'exemplaire
rassemblé par 'Aboû Bakr et conservé chez Hafsa bint `Oumar. Pour mettre fin aux désaccords, les
copistes prirent en considération les différentes lectures. Les personnes chargées de cette mission
furent : Zayd ibn Thâbit, `Abd-Allâh ibn Az-Zoubayr, Sa`îd ibn Al`Âs et `Abd Ar-Rahmân ibn Al-
Hârith ibn Hichâm. Cette copie était dépourvue de signes diacritiques. `Outhmân garda pour lui-
même un exemplaire et expédia les autres copies aux métropoles islamiques.
1.1.4- Les trois étapes du développement des signes diacritiques et de ceux 
          de la vocalisation.
* Les signes de vocalisation ont d'abord été mis sous forme de points, sous le règne de Mou`âwiya
ibn 'Abî Soufiyân. Celui-ci chargea 'Aboû Al-'Aswad Ad-Dou'alî d'accomplir cette tâche ; et ce afin
d'éviter les erreurs dans la lecture du Coran. 
* Les points ont été mis pour distinguer les lettres homographes comme : le bâ', le tâ' et le thâ'. Ceci
eut  lieu  sous  le  règne  de  `Abd  Al-Malik  ibn  Marwân  qui  chargea  Al-Hajjâj  ibn  Yoûsouf  de  cette
mission.    Ce    dernier    la    confia    à    Nasr    ibn    ^Âsim    et    à    Yahya    ibnou    Ya^mar. 
* Les signes de vocalisation tels que le damma (voyelle brève ou), le fatha (voyelle brève a), le kasra
(voyelle  brève  i)  et  le  soukoûn  (absence  de  voyelle)  ont  été  rajoutés  en  suivant  le  système  de vocalisation  établi  par  Al-Khalîl  ibn  'Ahmad  Al-Farâhîdî  ;  et  ce  afin  d'éviter  les  erreurs  dans  la
lecture du Coran. Sourate 5, Versert 16  "Par ceci (le Coran), Dieu guide au chemin du salut ceux qui
cherchent Son agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres à la lumière par Sa grâce. Et il les guide vers un chemin
droit."
1.2- LES VARIANTES DE RECITATION CORANIQUE 
Le seigneur, a voulu que le Coran fut un miracle pour son Prophète, et une merveilleuse illustration
qu’il est son messager, envoyé à toute l’humanité pour lui faire portée de ce miracle, Allah a dit :
Ceux à qui Nous avons donné le livre, qui le récitent comme il se doit, ceux-là y croient. Et ceux qui
n'y croient pas sont les perdants (Sourate 2 ; verset 121) Ibn mas'oud a dit par celui qui déteint mon
âme entre ces main certes la vraie récitation c'est qu'il rend licite ce qu'il a rendu licite et qu'il rend
interdit ce qu'il a rendu interdit, et qu'il le lis comme Allah la descendu, et qu'il ne change pas les
paroles  de  leur  sens.  Tafsir  ibnou  kathir.  Boukhari  et  Mousalim  rapportèrent  qu'Omar,  dit  :  Un
jour, lors du vivant du Prophète (         ), j'entends Hisham ibn Hakim réciter la sourate Al-Fourqan.
Alors  que  j'écoutai  attentivement  sa  récitation,  je  m'aperçus  qu'il  la  faisait  avec  certaines  lettres
autres  que  celles  que  le  Prophète  (         )  m'avait  enseignées.  J'étais  sur  le  point  de  l'interpeller
pendant sa prière même, mais je me retiens et attendis qu'il la terminât. Je l'empoignai alors par le
col de son vêtement et lui dis : Qui donc t'a enseigné ainsi la sourate que je t'ai entendu réciter ?
C'est le Prophète (         ), me répondit-il – Tu mens, lui répliquai –je, car il me l'a enseigné ainsi
avec des lettres différentes que certaines de celles que tu vient de réciter. Je l'emmenai alors auprès
du Prophète (         ) et exposai à celui-ci le problème : j'ai entendu cet homme réciter la sourate Al-
Fourqan  et  y  réciter  certaines  lettres  autres  que  celles  que  tu  m'as  enseignées.  Lâche-le  me  dit  le
Prophète (         ). Puis, se retournant vers Hisham, il lui dit récite Hisham. Hisham récita alors la
sourate de la même manière qu'il l'avait fait auparavant. Le Prophète (         مdit alors : Ainsi a été
révélée  cette  sourate.  Puis  il  me  dit  Récite,  toi  Omar.  Je  le  fis  alors  selon  la  façon  que  lui-même
m'avait enseignée. Il dit également : ainsi a été révélée cette sourate. Puis il conclut : Le coran est
révélé  selon  sept  variantes  de  récitation  (harf).  Récitez  donc  celle  qui  est  facile  pour  vous.    Les
savants  se  sont  mis  d'accord  que  le  coran  nous  a  été  transmis  par  le  Prophète  (         )  selon  de
nombreuse  variantes,  et  ils  ont  instauré  pour  cela  une  discipline  qu'ils  ont  appelée  science  des
variantes de récitation coranique ('ilm al-qira'at) dans laquelle ils ont clarifié l'objet de la discipline,
les différentes variantes, les lectures les plus importants qui ont rapporté ces variantes ainsi que les
ouvrages  majeurs  traitant  de  ce  sujet.  La  récitation  du  Coran  peut  être  faite  selon  de  légères
variantes liées à la lexicologie, à la morphologie à la syntaxe, qui n’influe en rien sur le sens global
du texte. Les savants ont classé les variantes de récitation coranique en deux principaux groupes qui
sont  :  la  variante  authentique  et  la  variante  aberrante.  Une  variante  de  récitation  est  dite
authentique  lorsqu'elle  satisfait  à  trois  conditions  :  (i)  Elle  doit  être  grammaticalement  et
linguistiquement  correcte  (en  arabe) ;  (ii)  Sa  version  graphique  doit  correspondre  à,  celle  de  la
vulgate  d'Othman  (moshaf  'Otahman);  (iii)  elle  doit  nous  être  parvenue  selon  une  chaîne  de
transmission authentique ou connue. Par conséquent, toute variante de récitation qui répond à ces
trois exigences est une variante de récitation coranique authentique, valable pour la prière et pour la
récitation dévote.  Quant   à   la   variante   aberrante,   c'est   celle   pour   laquelle   l'une   des   trois   conditions   citées
précédemment n'est pas remplie. Parmi les lectures aberrantes, il existe ce qu'on appelle un groupe
de variantes de récitation interprétative ; il s'agit d'une variante dont la chaîne de transmission est
authentique, qui est conforme à la lexicologie, à la morphologie et à la syntaxe de la langue arabe,
mais qui ne suit pas la version graphique de la vulgate d'Othman.  Les savants expliquent que les
variantes de récitation aberrantes servent de commentaire aux variantes reconnues et de clarification
de  ces  dernières.  Les  savants  se  sont  ainsi  accordé  à  dire  que  toutes  lectures  autres  que  les  dix
lectures  reconnues  sont  considérées  comme  aberrantes  et  ne  méritent  pas,  pour  cela,  d'être
acceptées comme coraniques. Elles ne sont de ce fait valables ni pour la prière ni pour la récitation
dévote. Elles peuvent, néanmoins, êtres apprises, enseignées, écrites et considérées du point de vue
de leur concordance avec la lexicologie, la morphologie et la syntaxe de la langue arabe. Les variantes
de  récitation  qui  nous  sont  parvenue  selon  une  chaîne  de  transmission  authentique  sont  au  nombre  de  dix,
toutes transmises par un ensemble de lecteurs qui se sont distingués par un soin exceptionnel de la tache, une
fidélité infaillible à la transmission (riwaya) et une fiabilité sure. Ces dix lectures sont :
1)  Nafi'  né  a  Médine,  (mort  en  169/785),  et  les  meilleurs  transmetteurs  de  sa  lectures  et  de  sa
psalmodie furent Warch (mort en 197/812) et ibn Qalun-école de Médine. 
2) Ibn Kathir, né à la Mecque (mort en 120/854) et son disciple Qunbul (mort en 291/903) école
de la Mecque. 
3)  Abou  Amr,  né  à  Bassora  (mort  en  154/770).  Ses  transmetteurs  furent  As-soussi  (mort  en
261/874) et Ad-douri (mort en 246/860) école Bassora. 
4) Ibn Amer, né à damas (mort en 118/736). Les plus connu de ses transmetteurs furent Hisham et
ibn Zkhwan- école de damas. 
5) Assim, né à Koufa et les plus célèbres transmetteurs de sa lectures furent Shou'ba et Hafs (mort
en 190/805)- école de Damas. 
6) Hamza, né à Koufa (mort en 156/772). Ses meilleurs transmetteurs furent Khalaf et Khalad école
de Koufa, système de Hamza. 
7) Kisai'y, né a Koufa (mort en189/804). Les plus célèbres transmetteurs de sa lecture furent Abou
Al Hareth et Hafs Ad-douri ecole de Koufa, système de Kisai'y 
8)  Abou  Ja'far,  né  à  Médine.  Les  plus  célèbres  transmetteurs  de  sa  lecture  furent  Wirdan  et  Ibn
Joummaz. 
9) Ya'qub, né a Bassora. Les plus célèbres transmetteurs de sa lecture furent Rouways et Rawh. 
10) Khalaf et les plus célèbres transmetteurs de sa lecture furent Is'haq et Idris. 
Toute version se rapportant à l'un de ces dix lecteurs est appelée variante de récitation ou lecture,
alors   que   toute   version   rapportée   par   un   transmetteur   est   appelée   transmission   orale.
Ainsi dit-on par exemple : la lecture d'Assim selon la transmission orale de Hafs, la lecture de Nafi'
selon la transmission orale de warch, etc.… 

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